MUSÉE DE SIMORRE
SIMORRE | 12
Maîtrise d'ouvrage : Commune de Simorre
Maîtrise d'œuvre : Atelier LORIO (mandataire), F&H Ingénierie ,
LSI Ingénierie
Marché : Public
Type : Culture
Surface : 200 m²
Coût travaux : 450 000 € HT (Hors scénographie et VRD)
Etat : Etude
Missions : BASE
L’enjeu initial était simple : comment faire cohabiter, dans un même lieu, une charrue et un archéobélodon du Miocène ?
Le projet s’est construit à partir de cette opposition apparente. Les deux collections reposent en réalité sur une même lecture attentive du vivant et de l’environnement. Les paysans gascons développaient une connaissance fine de leur sol, des ressources locales et du rythme des saisons. Les paléontologues, eux, interprètent des traces, reconstituent un animal à partir d’une dent fossilisée et redonnent forme à un monde disparu.
Au-delà de leurs différences, ces deux récits partagent un même ancrage : Simorre. Le village est à la fois le témoin de pratiques agricoles spécifiques et un territoire de découvertes paléontologiques. Les fossiles retrouvés dans les champs ont nourri des récits, des légendes et jusqu’à certains lieux-dits. Cultiver une terre ou interpréter un fossile procèdent finalement d’un même geste : observer, comprendre et transmettre un territoire.
Ces savoirs, issus de temporalités très différentes, éclairent une même question contemporaine : comment habiter un territoire en conscience, en comprenant ce qui le fonde, ce qui le traverse et ce qu’il nous transmet ?
La muséographie s’appuie sur cette proximité. Un outil agricole, une dent fossile ou une anecdote locale deviennent les points d’entrée vers des récits plus vastes. L’histoire publique permet ainsi de partir de la petite histoire pour éclairer la grande, tout en donnant une place centrale aux objets et aux mémoires transmis par les habitants.
L’architecture accompagne simplement ce principe de « distinguer pour relier ». Les deux parcours prennent naissance dans un espace central commun avant de se déployer séparément puis de se rejoindre par une coursive extérieure. Le bâtiment prolonge ainsi le récit dans le paysage, en maintenant un lien constant entre collections, territoire et environnement.








